VIS

Crédits photos :

Cette performance de Marc Oosterhoff (Cie Moost) recrée un atelier mécanique sur scène avec, à vue, Raphael Raccuia à la création sonore et Nidea Henriques à la création lumière (2018)

« Je baigne depuis longtemps dans la mécanique automobile et la danse contemporaine, et pourtant ces deux mondes sont toujours restés séparés - presque imperméables - l’un de l’autre. Avec ce projet, j’ai décidé de les confronter sur scène, de découvrir leurs frictions, de penser leurs rencontres. Ce qui est né de ce choc est une performance totalement DIY dans lequel tout est bricolé, où les artifices du théâtre sont mis à nu ou recréés avec du bric et du broc, une pièce qui rend importantes les petites choses et désacralise les grandes. Une pièce de danse. Ou d’autre chose. Une pièce détachée. » Marc Oosterhoff


Cette proposition immersive met sur un pied d’égalité deux mondes, l’un sans cesse habité de doutes, l’autre se définissant par une efficacité ne laissant que peu de place à la sensibilité. VIS choisit de considérer la danse comme un bricolage et le travail manuel comme un art.
Sur scène, tout se mêle : sueur, sciure, organique, mécanique. Le dénuement et la simplicité du geste frappent dans l’espace saturé de l’atelier.
Le corps y est l’outil de sa propre construction. L’intensité physique du danseur se met au service de la précision du geste du mécanicien. L’établi, sonorisé, fait résonner chaque outil et son écho accompagne un passage vers un autre monde, fantasmagorique. Une quête invisible semble animer l’homme-machine. Il laissera bientôt sa place à une machine-poétique. Le public retient son souffle. Il découvre la beauté secrète d’une ponceuse.


Performance créée in situ pour le Théâtre Benno Besson, Yverdon-les-Bains et jouée en mai 2018